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Sous-sections


La console Bacula

Généralités

La console Bacula (parfois désignée "Agent utilisateur") est un programme qui permet à l'utilisateur autorisé ou à l'administrateur système d'interagir avec le Director.

Actuellement, la console Bacula existe en deux versions : une interface shell (façon TTY), et une interface graphique GNOME. Avec la console Bacula, vous pouvez déterminer l'état d'un job particulier, examiner le contenu du catalogue et effectuer certaines manipulations de cartouches.

Il existe d'autre part un programme nommé bwx-console, bâtie avec wxWidgets qui offre une interface graphique aux opérations de restauration.

Etant donné que la Console interagit avec le Director au travers du réseau, il n'est pas nécessaire que les deux programmes résident sur la même machine.

Bacula a besoin d'un minimum de retour de la Console afin de pouvoir utiliser plus d'une cartouche. En effet, lorsqu'il en réclame une nouvelle, il attend jusqu'à ce qu'un opérateur lui indique, via la Console, qu'une nouvelle cartouche est montée.

Configuration de la Console

Lors de son lancement, la Console lit le fichier de configuration standard nommé bconsole.conf (ou gnome-console.conf dans le cas de la version GNOME) Ce fichier définit une configuration par défaut de la Console et, à l'heure actuelle, la seule ressource définie est la ressource Director, qui informe la Console du nom et de l'adresse du Director. Pour plus d'informations sur la configuration de la Console, voyez le chapitre Configurer la Console de ce manuel.

Utiliser la Console

Le programme Console admet les options suivantes :

Usage: bconsole [-s] [-c config_file] [-d debug_level]
       -c <file>   set configuration file to file
       -dnn        set debug level to nn
       -n          no conio
       -s          no signals
       -t          test - read configuration and exit
       -?          print this message.

Après son démarrage, la Console est en attente de vos commandes, ce qui est indiqué par une astérisque (*) (ce n'est pas le cas dans la version GNOME où vous saisissez vos commandes dans la boite texte en bas de l'écran). Vous pouvez, pour toutes les commandes, vous contenter d'entrer le nom de la commande, la Console se chargera de vous demander les arguments nécessaires, mais dans la plupart des cas, vous pouvez entrer les commandes suivies de leurs arguments. Le format général est :

 <command> <keyword1>[=<argument1>] <keyword2>[=<argument2>] ...

command est l'une des commandes énumérées ci-dessous, keyword est l'un des mots-clef énumérés ci-dessous (usuellement suivi d'un argument), et argument est la valeur du mot-clef. La commande peut être abrégée jusqu'à sa plus courte abréviation unique. Si deux commandes commencent par les mêmes lettres, c'est celle qui apparaît en tête dans la liste fournie par la commande help qui sera sélectionnée si votre abréviation est ambigüe. Aucun des mots-clef suivant la commande ne peut être abrégé.

Par exemple :

list files jobid=23

énumère les fichiers sauvegardés par le job de JobId 23.

Cette autre commande :

show pools

affiche toutes les ressources Pool.

Quitter la Console

Normalement, le programme Console se termine si vous saisissez quit ou exit. Cependant, il il attend jusq"à ce que le Director ait pris en compte la commande, ce qui peut prendre du temps si ce dernier est déjà occupé à une tâche longue (par exemple, un élagage du catalogue). Si vous voulez quitter la Console immédiatement, utilisez la commande .quit.

Il n'existe actuellement aucun moyen d'interrompre une commande de la Console une fois lancée (Ctrl-C ne marche pas). En revanche, à l'invite d'une commande vous demandant de choisir parmi plusieurs possibilités, vous pouvez annuler la commande en entrant un point (.), vous serez dans la plupart des cas ramené à l'invite principal, ou à l'invite précédente, dans le cas de choix imbriqués. En quelques endroits, comme celui où l'on vous demande un nom de volume, le point sera pris pour la réponse (Bacula pensera que vous voulez nommer votre volume "."). Dans cette situation, vous serez la plupart du temps en mesure d'annuler à l'invite suivante.

Index des mots-clef de la Console

Sauf spécification contraire, chacun des mots-clef suivant admet un argument, qui est spécifié après le mot-clef suivi du signe égale. Par exemple :

jobid=536

Notez que cette liste est probablement incomplète, car le processus de création est toujours en cours. Il se peut aussi qu'elle ne soit pas dans l'ordre alphabétique.

restart
Permis dans la commande python, provoque le redémarrage de l'interpréteur Python. Ne prend pas d'arguments.
all
Permis dans les commandes status et show pour spécifier, respectivement, tous les composants ou toutes les ressources.
before
Utilisé dans la commande restore.
bootstrap
Utilisé dans la commande restore.
catalog
Permis dans la commande use pour spécifier le nom de catalogue à utiliser.
catalogs
Utilisé dans la commande show. Ne prend pas d'arguments
client | fd
clients
Utilisé dans les commandes show, list, et llist. ne prend pas d'arguments.
counters
Utilisé dans la commande show. Ne prend pas d'arguments.
current
Utilisé dans la commande restore. Ne prend pas d'arguments.
days
Utilisé pour définir le nombre de jours que la commande "list nextvol" doit prendre en compte dans son évaluation des prochains jobs à exécuter. Le mot-clef "day" peut aussi être utilisé avec la commande "status dir" afin qu'elle affiche les jobs planifiés pour la période spécifiés.
devices
Utilisé dans la commande show. Ne prend pas d'arguments.
dir | director
directors
Utilisé dans la commande show. Ne prend pas d'arguments.
directory
Utilisé dans la commande restore. Son argument spécifie le répertoire à restaurer.
enabled
Ce mot-clef peut être utilisé avec la commande update volume et admet l'un des arguments suivants : yes, true, no, false, archived, 0, 1, 2, où 0 correspond à "no" ou "false", 1 à "yes" ou "true" et 2 à "archived". Les volumes avec le statut "archived" ne seront pas utilisés, pas plus que ne seront élagués leurs enregistrements dans le catalogue. Les volumes qui n'ont pas le statut "enabled" ne seront pas utilisés pour des sauvegardes ou des restaurations.
done
Utilisé dans la commande restore. Ne prend pas d'arguments.
file
Utilisé dans la commande restore.
files
Utilisé dans les commandes list, et llist. ne prend pas d'arguments.
fileset
filesets
Utilisé dans la commande show. Ne prend pas d'arguments.
help
Utilisé dans la commande show. Ne prend pas d'arguments.
jobs
Utilisé dans les commandes show, list et llist. Ne prend pas d'arguments.
jobmedia
Utilisé dans les commandes list, et llist. ne prend pas d'arguments.
jobtotals
Utilisé dans les commandes list, et llist. ne prend pas d'arguments.
jobid
Le JobId est le numéro de job qui est affiché dans le rapport de job. C'est l'index du catalogue pour le job donné. Bien qu'il soit unique pour tous les jobs existant dans le catalogue, le même JobId peut être réutilisé une fois qu'un job a été supprimé du catalogue. Vous désignerez certainement les jobs spécifiques par leur JobId.
job | jobname
Le mot-clef Job ou Jobname se réfère au nom que vous avez spécifié dans la ressource Job, et donc peut désigner plusieurs jobs effectués. C'est particulièrement utile lorsque vous voulez la liste des jobs executés portant un nom particulier.
level
listing
Permis dans la commande estimate. Ne prend pas d'arguments.
limit
messages
Utilisé dans la commande show. Ne prend pas d'arguments.
media
Utilisé dans les commandes list, et llist. ne prend pas d'arguments.
nextvol | nextvolume
Utilisé dans les commandes list, et llist. ne prend pas d'arguments.
on
Ne prend pas d'arguments.
off
Ne prend pas d'arguments.
pool
pools
Utilisé dans les commandes, show, list, et llist. ne prend pas d'arguments.
select
Utilisé dans la commande restore. Ne prend pas d'arguments.
storages
Utilisé dans la commande show. Ne prend pas d'arguments.
schedules
Utilisé dans la commande show. Ne prend pas d'arguments.
sd | store | storage
ujobid
L'ujobid est un identificateur unique de job qui est affiché dans le rapport du job. Actuellement, il consiste en le nom du job (celui de la directive Name de ce job) suffixé de la date et de l'heure d'exécution du job. Ce mot-clef est utile si vous voulez identifier complètement l'instance du job exécuté.
volume
volumes
Utilisé dans les commandes list, et llist. ne prend pas d'arguments.
where
Utilisé dans la commande restore. Ne prend pas d'arguments.
yes
Utilisé dans la commande restore. Ne prend pas d'arguments.

Index des commandes de la Console

Les commandes suivantes sont actuellement implémentées :

add [pool=<pool-name> storage=<storage> jobid=<JobId>]
Cette commande sert à ajouter des volumes à un pool existant. Les noms des volumes saisis sont placés dans le catalogue et deviennent ainsi disponibles pour les sauvegardes. Normalement, on préfèr utiliser la commande label qui remplit les mêmes fonctions en plus d'apposer une étiquette logicielle (label) sur les bandes, par opposition à add qui se contente de référencer le volume dans le catalogue. Ainsi, si vous utilisez add, le volume doit préexister et être déjà étiqueté. Cette commande peut cependant être utile si vous voulez ajouter plusieurs cartouches dans un pool en ne les étiquettant que plus tard. Elle peut aussi se révéler utile si vous importez des cartouches provenant d'un autre site. Consultez le paragraphe sur la commande label pour connaître la liste des caractères autorisés dans un nom de volume.

autodisplay on/off
Cette commande accepte les arguments on ou off et active ou désactive l'affichage automatique des messages. La valeur par défaut dans la Console est off, ce qui signifie que les messages en attente vous sont notifiés, mais qu'ils ne sont pas automatiquement affichés. La valeur par défaut pour la console GNOME est on, ainsi les messages sont affichés lorqu'ils sont reçus (habituellement dans les 5 secondes après qu'ils aient été générés).

Lorsque l'affichage automatique est désactivé, vous devez explicitement en demander l'affichage avec la commande messages.

automount on/off
Cette commande accepte les arguments on ou off et active ou désactive le montage automatique de la cartouche après une commande label. La valeur par défaut est on. Si le montage automatique est désactivé, vous devez explicitement monter la cartouche après avoir utilisé label pour pouvoir écrire dessus.

cancel [jobid=<number> job=<job-name> ujobid=<unique-jobid>]
Cette commande sert à supprimer un job et admet les arguments jobid=nnn ou job=xxx où nnn est à remplacer par le JobId et xxx par le nom de job. Si vous lancez cette commande sans arguments, la Console vous propose de choisir parmi les jobs actifs celui à supprimer.

Une fois qu'un job est marqué "A supprimer", il peut se passer quelques instants (en général, moins d'une minute) avant qu'il se termine, en fonction des opérations en cours.

create [pool=<pool-name>]
Cette commande sert à créer un enregistrement Pool dans le catalogue selon les ressources Pool définis dans le fichier de configuration du Director. En un sens, cette commande se content de transférer l'information depuis la ressource Pool dans le fichier de configuration vers le catalogue. En principe, cete commande est automatiquement exécutée au lancement du Director, pourvu que le pool soit référencé dans une ressource Job. Si vous utilisez cette commande sur un pool existant, elle met à jour le catalogue en foction des informations de la ressource Pool. Après avoir créé un pool, vous uiliserez probablement la commande label pour étiqueter un ou plusieurs volumes et enregistrer leurs noms dans le catalogue.

Si, au lancement d'un job, Bacula détermine qu'il n'y a pas de pool enregistré dans le catalogue, mais qu'il existe une ressource Pool pour le pool approprié, alors il le créé pour vous. Si vous voulez le voir apparaître immédiatement dans le catalogue, utilisez cette commande pour forcer sa création immédiate.

delete [volume=<vol-name> pool=<pool-name> job jobid=<id>]
Cette commande s'utilise pour supprimer un volume, un pool ou un job du catalogue, ainsi que tous les enregistrements du catalogue qui leur sont associés. Cette commande opère exclusivement sur le catalogue et n'a aucune répercussion sur les données écrites sur les cartouches. Elle peut être dangereuse, et nous vous recommandons fortement de ne pas l'utiliser si vous ne savez pas exactement ce que vous faites.

Voici la forme complète de cette commande :

delete pool=\lt{}pool-name\gt{}

supprime un pool du catalogue.

delete volume=\lt{}volume-name\gt{} pool=\lt{}pool-name\gt{}

supprime du catalogue un volume du pool spécifié.

delete JobId=\lt{}job-id\gt{} JobId=\lt{}job-id2\gt{} ...

supprime du catalogue le job spécifié.

delete Job JobId=n,m,o-r,t ...

supprime les job de JobIds m,n,o,p,q,r et t (où m,n,... sont, bien sur, des nombres). Ainsi, la commande "delete jobid" accepte les listes et les plages de jobids.

disable job<job-name>
Cette commande vous permet de désactiver un job normalement planifié pour exécution. Le job peut avoir été préalablement activé par la directive Enabled dans la ressource Job, ou avec la commande enable dans la Console. Au prochain démarrage du Director, ou si le fichier de configuration est rechargé, l'état Enable/Disable sera rétabli à celui spécifié dans la ressource Job (la valeur par défaut est enabled).

enable job<job-name>
Cette commande vous permet de d'activer un job planifié pour exécution automatique. Le job peut avoir été préalablement désactivé par la directive Disabled dans la ressource Job, ou avec la commande disable dans la Console. Au prochain démarrage du Director, ou si le fichier de configuration est rechargé, l'état Enable/Disable sera rétabli à celui spécifié dans la ressource Job (la valeur par défaut est enabled).

estimate
Avec cette commande, vous pouvez vous faire une idée du nombre de fichier seront sauvegardés. Vous pouvez aussi l'utiliser pour éprouver les paramètres Include de vos FileSets sans passer par une sauvegarde réelle. Par défaut, l'estimation est faite pour une sauvegarde Full. Cependant, vous pouvez passer outre ce comportement en spécifiant level=Incremental ou level=Differential sur la ligne de commande. Un nom de job doit être spécifié, faute de quoi il vous sera demandé. Optionnellement, vous pouvez spécifier un client et un FileSet sur la ligne de commande. Bacula contacte alors le client et calcule le nombre de fichier et d'octets qui seraient sauvegardés. Notez qu'il s'agit d'une estimation calculée d'après le nombre de blocs dans les fichiers plutôt qu'en lisant le nombre effectif d'octets. Aussi, la taille estimée est généralement plus importante que celle de la sauvegarde réelle.

Optionnellement, vous pouvez ajouter le mot-clef listing, auquel cas tous les fichiers à sauvegarder seront affichés. Notez qu'un tel affichage peut prendre un certain temps s'il s'agit d'une grosse sauvegarde. Voici la forme complète de cette commande :

estimate job=\lt{}job-name\gt{} listing client=\lt{}client-name\gt{}
       fileset=\lt{}fileset-name\gt{} level=\lt{}level-name\gt{}

La spécification du job est suffisante, mais vous pouvez aussi passer outre le client, le FileSet et/ou le niveau en les spécifiant sur la ligne de commande.

Par exemple, vous pourriez faire ceci :

     @output /tmp/listing
     estimate job=NightlySave listing level=Incremental
     @output

ce qui produirait une liste complète de tous les fichiers à sauvegarder pour le job NightlySave au cours d'une sauvegarde incrémentale, et qui consignerait cette liste dans le fichier /tmp/listing. Notez que l'évaluation produite par cette commande se base sur les tailles de fichiers contenues dans l'objet "répertoire", aussi l'estimation peut être très éloignée de la réalité si vous avez des fichiers creux (NDT : sparse files) sur votre système. Ce type de fichiers se rencontre souvent sur les systèmes 64 bits avec certains systèmes de fichiers. Le volume obtenu par l'évaluation est celui que sauvegardera Bacula si l'option sparse est désactivée. Il n'y a actuellement aucun moyen d'évaluer le volume de ce qui serait sauvegardé avec l'option sparse activée.

help
Cette commande affiche la liste des commandes disponibles.

label
Cette commande est utilisée pour étiqueter les volumes. La forme complète est :

  label storage=\lt{}storage-name\gt{} volume=\lt{}volume-name\gt{}
        slot=\lt{}slot\gt{}

Si vous omettez l'un quelconque des arguments, il vous sera réclamé. Le type de média est automatiquement récupéré de la ressource Storage. Une fois que les informations requises sont réunies, la Console contacte le Storage Daemon spécifié et lui ordonne d'étiqueter la cartouche spécifiée. Si l'étiquetage s'effectue correctement, la Console créé un nouvel enregistrement dans le catalogue pour le volume dans le pool approprié.

Les noms de volumes ne doivent contenir que des lettres, chiffres et les caractères spéciaux tiret (-), sous-ligné (_), double-point (:), et point (.). Tous les autres caractères, y compris l'espace, sont illégaux. Cette restriction vise à assurer une bonne lisibilité des noms de volumes pour réduire le risque d'erreurs humaines.

Notez que lors de l'étiquetage d'une cartouche vierge, Bacula obtient des erreurs read I/O error lorqu'il tente de vérifier si la cartouche a déjà un label. Si vous voulez éviter ce genre de message, placez un indicateur de fin de fichier sur votre cartouche avant son étiquetage :

       mt rewind
       mt weof

La commande label peut échouer pour plusieurs raisons :

  1. Le nom de volume que vous avez spécifié figure déjà dans le catalogue.
  2. Le Storage Daemon a déjà une cartouche montée dans le lecteur. Dans ce cas, vous devez la démonter (unmount) et insérer une cartouche vierge avant de lancer la commande label.
  3. La cartouche dans le lecteur porte déjà une étiquette Bacula. (Bacula ne ré-étiquette jamais une cartouche à moins qu'elle soit recyclée et que vous utilisiez la commande relabel ).
  4. Il n'y a pas de cartouche dans le lecteur.

Il existe deux moyens pour ré-étiqueter un volume qui porte déjà une étiquette Bacula. La méthode brutale consiste à écrire une marque de fin de fichier sur la cartouche vec la commande du système d'exploitation mt, quelque chose dans ce style :

       mt -f /dev/st0 rewind
       mt -f /dev/st0 weof

puis d'utiliser la commande label pour ajouter une nouvelle étiquette. Cette méthode peut cependant laisser des traces de l'ancien volume dans le catalogue.

Il est préférable d'utiliser la commande relabel décrite ci-dessous sur un volume purgé (automatiquement ou avec la commande purge).

Si votre librairie comporte un lecteur de codes barres, vous pouvez étiqueter tous les volumes qu'elle contient en utilisant la commande label barcodes. En effet, après le lancement de cette commande, Bacula monte chaque cartouche l'une après l'autre et l'étiquette du nom de son code barres. simultanément, l'enregistrement approprié est créé dans le catalogue. Toute cartouche dont le code barres commence par les mêmes caractères que ceux spécifiés par la directive "CleaningPrefix" de la ressource Pool du director est considérée comme une cartouche de nettoyage et ne reçoit donc pas d'étiquette, bien qu'une entrée dans le catalogue lui soit dédiée. Par exemple avec :

        Pool {
          Name ...
          Cleaning Prefix = "CLN"
       }

tout slot contenant une cartouche de code barres CLNxxxxx sera traitée en tant que cartouche de nettoyage et ne sera jamais montée. Notez que la forme complète de la commande est :

update storage=xxx pool=yyy slots=1-5,10 barcodes

list
La commande list extrait du catalogue les informations demandées. Les différentes champs de chaque enregistrement sont énumérés sur une simple ligne. Voici les différentes formes de la commande :

   list jobs
   
   list jobid=<id>           (affiche le jobid id)

   list ujobid=<unique job name> (affiche le job dont le nom unique est <unique job name>)
   
   list job=<job-name>   (Affiche tous les jobs dont le nom est "job-name")

   list jobname=<job-name>  (voir ci-dessus)

     Dans cette commande, vous pouvez ajouter "limit=nn" pour limiter la sortie \`a nn jobs. 
   
   list jobmedia
   
   list jobmedia jobid=<id>
   
   list jobmedia job=<job-name>
   
   list files jobid=<id>
   
   list files job=<job-name>
   
   list pools
   
   list clients
   
   list jobtotals
   
   list volumes
   
   list volumes jobid=<id>
   
   list volumes pool=<pool-name>
   
   list volumes job=<job-name>
   
   list volume=<volume-name>  

   list nextvolume job=<job-name>
   
   list nextvol job=<job-name>

   list nextvol job=<job-name> days=nnn

Ce que font la plupart des commandes ci-dessus devrait être plus ou moins évident. En général, si vous ne spécifiez pas tous les arguments requis, la Console vous sollicitera pour les arguments manquants.

La commande list nextvol affiche le nom du volume qui dera utilisé par le job spécifié. Soyez conscient que le prochain volume utilisé pour un job dépend de nombreux facteurs dont le temps, et les autres jobs qui seront exécutés avant celui spécifié, qui peuvent remplir une cartouche qui était vide au moment de l'exécution de list nextvol. Aussi, considérez la réponse fournie par cette commande comme une bonne estimation plutôt que comme une réponse définitive. De plus, cette commande a certains effets de bord : étant donné qu'elle exécute le même algorithme qu'un job, elle est susceptible de purger ou recycler un volume. Par défaut, le job spécifié doit être exécuté dans les deux jours ou aucun volume ne sera trouvé. Vous pouvez cependant spécifier jusqu'à 50 jours en avant avec la directive days=nnn. Si, par exemple, un vendredi, vous voulez savoir quel volume sera requis lundi pour le job MyJob, utilisez list nextvol job=MyJob days=3.

Si vous souhaitez ajouter vos propres commandes pour interroger le catalogue, vous pouvez les placer dans le fichier query.sql. Cela demande quelques connaissances du langage SQL. Voyez le paragraphe sur la commande query ci-dessous pour plus d'informations. Voyez aussi le paragraphe sur la commande llist qui permet l'affichage complet des informations du catalogue.

Voici un exemple d'affichage produit par la commande list pools :

+------+---------+---------+---------+----------+-------------+
| PoId | Name    | NumVols | MaxVols | PoolType | LabelFormat |
+------+---------+---------+---------+----------+-------------+
|    1 | Default |       0 |       0 | Backup   | *           |
|    2 | Recycle |       0 |       8 | Backup   | File        |
+------+---------+---------+---------+----------+-------------+

Comme mentionné précédemment, la commande list affiche des informations du catalogue. Certais éléments sont ajoutés dans le catalogue dès le démarrage de Bacula, mais en général, la plupart ne le sont que lorsqu'ils sont utilisés pour la première fois. C'est le cas des clients, des jobs, etc.

Bacula créé une entrée relative à un nouveau client dans le catalogue la première fois que vous exécutéz un job pour ce client. L'entrée est créée que le job aboutisse ou qu'il échoue, mais il doit au moins démarrer. Lorsque le client est contacté, des informations supplémentaires sont récupérées du client (le résultat d'un "uname -a") et ajoutées au catalogue. Un status n'entraîne pas l'enregistrement dans le catalogue.

Si vous voulez visualiser les ressources Client disponibles dans votre catalogue, utilisez la commande show clients.

llist
La commande llist (pour "long list") admet les mêmes arguments que la commande list décrite ci-dessus. La différence est que llist affiche le contenu complet de chaque enregistrement du catalogue sélectionné. L'affichage des différents champs est produit verticalement, un champ par ligne. Cette commande peut être très prolixe.

Si, au lieu du list pools de l'exemple précédent, vous saisissez llist pools, vous obtiendrez un affichage de ce genre :

          PoolId: 1
            Name: Default
         NumVols: 0
         MaxVols: 0
         UseOnce: 0
      UseCatalog: 1
 AcceptAnyVolume: 1
    VolRetention: 1,296,000
  VolUseDuration: 86,400
      MaxVolJobs: 0
     MaxVolBytes: 0
       AutoPrune: 0
         Recycle: 1
        PoolType: Backup
     LabelFormat: *

          PoolId: 2
            Name: Recycle
         NumVols: 0
         MaxVols: 8
         UseOnce: 0
      UseCatalog: 1
 AcceptAnyVolume: 1
    VolRetention: 3,600
  VolUseDuration: 3,600
      MaxVolJobs: 1
     MaxVolBytes: 0
       AutoPrune: 0
         Recycle: 1
        PoolType: Backup
     LabelFormat: File

messages
Cette commande affiche immédiatement tout message de la console en attente.

mount

La commande mount est utilisée pour obtenir de Bacula qu'il lise un volume chargé dans un lecteur. C'est un moyen d'indiquer à Bacula que vous avez chargé une cartouche qu'il doit examiner. Cette commande n'est utilisée que lorsque Bacula a demandé votre intervention pour charger un lecteur vide, ou lorsque vous avez explicitement démonté un volume avec la commande unmount dans la Console, ce qui provoque la fermeture du lecteur. Si vous avez une librairie, vous ne ferez pas opérer Bacula dessus avec la commande mount. Voici les différentes formes de cette commande :

mount storage=<storage-name>

mount [ jobid=<id> | job=<job-name> ]

Si vous avez spécifié Automatic Mount = yes dans la ressource Device du Storage Daemon, Alors Bacula pourra accéder automatiquement au volume, à moins que vous ne l'ayez explicitement démonté (unmount) dans la Console.

python
La commande python n'admet qu'un argument : restart.

La commande python restart réinitialise l'interpréteur Python du Director. Ceci peut être très utile pour effectuer des tests, car une fois que le Director est lancé, et l'interpréteur Python initialisé, il n'y a pas d'autre moyen de lui faire intégrer des modifications du script de démarrage DirStartUp.py. Pour plus de détails sur l'écriture de scripts Python, consultez le chapitre Ecrire des scripts Python.

prune
La commande prune permet d'élaguer en toute sécurité les enregistrements expirés du catalogue pour les jobs et les volumes. Cette commande n'affecte que le catalogue, et non les données écrites sur les volumes. Dans tous les cas, la commande prune respecte les périodes de rétention des enregistrements spécifiés. Vous pouvez élaguer les jobs expirés, ainsi que les jobs et fichiers d'un volume spécifié.

prune files|jobs|volume client=<client-name> volume=<volume-name>

Pour qu'un volume soit élagué, son VolStatus doit être Full, Used, ou Append, faute de quoi l'élagage sera sans effet.

purge
La commande purge efface les enregistrements spécifiés du catalogue sans égards pour les périodes de rétention. Purge n'affecte que le catalogue, et non les données écrites sur les volumes. Cette commande peut se révéler très dangereuse car vous pouvez parfaitement supprimer les enregistrements relatifs à des sauvegardes valides et récentes. Aussi, nous vous recommandons de ne pas l'utiliser à moins de savoir exactement ce que vous faites. Voici les différentes formes de la commande purge :

purge files jobid=<jobid>|job=<job-name>|client=<client-name>

purge jobs client=<client-name> (of all jobs)

purge volume|volume=<vol-name> (of all jobs)

Pour qu'un volume puisse être purgé, son VolStatus doit être Full, Used, ou Append, faute de quoi la purge sera sans effet.

relabel
Cette commande sert à ré-étiqueter physiquement un volume. En voici la forme complète :

relabel storage=<storage-name> oldvolume=<old-volume-name> volume=<newvolume-name>

Si vous omettez l'un quelconque des arguments, la console vous sollicitera pour obtenir les informations manquantes. Pour qu'un volume puisse être ré-étiqueté, il doit figurer dans le catalogue, et avoir le statut Purged ou Recycle. Cette situation peut se présenter automatiquement par l'application des périodes de rétention, ou vous pouvez l'obtenir par une purge explicite du volume.

Une fois que le volume a été physiquement ré-étiqueté, les données qu'il contenait sont définitivement et irrémédiablement perdues.

release
Cette commande ordonne au Storage Daemon de rembobiner la cartouche dans le lecteur, et de relire son étiquette à la prochaine utilisation de la cartouche.

release storage=<storage-name>

Après cette commande, le lecteur est gardé à l'état ouvert par Bacula (sauf si l'option Always Open est désactivée dans la configuration du Storage Daemon), et il ne peut donc être utilisé par un autre programme. Toutefois, il est possible, avec certains lecteurs, de changer la cartouche à ce stade. Lors du prochain job, Bacula saura relire l'étiquette de la cartouche pour savoir laquelle est montée. Si vous voulez être en mesure d'utiliser le lecteur avec un autre programme, par exemple mt, vous devez uiliser la commande unmount pour que Bacula le libère complètement.

reload
Lorsqu'il reçoit la commande reload, le Director relit ses fichiers de configuration et applique les éventuelles modifications. Celles-ci sont prises en compte immédiatement, et donc effectives pour tous les jobs à venir. Notez cependant qu'en ce qui concerne les modifications apportées aux Schedules, la prise en compte des nouvelles valeur peut être reportée au delà de l'exécution des jobs déjà planifiés pour les deux prochaines heures. Ceci est dû au planificateur qui prévoit "pré-planifie" jusqu'à deux heures à l'avance les jobs à exécuter. Ainsi, des jobs qui ont déjà été "pré-planifiés" seront exécutés suivant les valeurs spécifiées par la ressource Schedule avant sa modification. Les nouveaux jobs utiliseront les nouvelles valeurs. A chaque fois que vous utilisez la commande reload alors que des jobs sont en cours d'exécution, les valeurs de la configuration précédente demeurent en vigueur jusqu'à ce que les ces jobs se terminent. Le Director peut ainsi conserver jusqu'à 10 jeux de configurations antérieures avant de refuser une nouvelle commande reload. Une fois que l'un, au moins, des jeux de valeurs antérieur a été accepté, il peut à nouveau accepter de nouvelles commandes reload.

Bien qu'il soit possible de recharger la configuration du Director à la volée, alors même que des jobs sont en cours d'exécution, il faut garder à l'esprit que c'est une opération complexe, qui n'est pas dénuée d'effets de bords. C'est pourquoi il est recommandé, si vous êtes amené à utiliser la commande reload, de redémarrer le Director dès que vous en aurez l'opportunité.

restore
La commande restore vous permet de sélectionner un ou plusieurs jobs (JobIds) à restaurer selon plusieurs méthodes. Une fois que les JobIds ont été sélectionnés, les enregistrements de fichiers sont placés dans une arborescence interne à Bacula, et la Console entre dans un mode de sélection interactif qui vous permet de naviguer dans cette arborescence en sélectionnant individuellement les fichiers ou répertoires à restaurer. Ce mode est assez similaire au mode de sélection interactif du programme Unix restore standard.

restore storage=<storage-name> client=<client-name> where=<path> pool=<pool-name> fileset=<fileset-name> select current all done

Où l'option current, si elle est spécifiée, indique à la commande restore de sélectionner automatiquement la sauvegarde la plus récente (sinon, vous serez sollicité à ce sujet). L'option all, si elle est spécifiée, indique à la commande restore de restaurer tous les fichiers (sinon, vous serez sollicité à ce sujet). Pour plus de détails concernant la commande restore, consultez le chapitre Restaurations avec Bacula.

run
Cette commande vous permet d'exécuter immédiatement vos jobs. Voici la forme complète de cette commande :

run job=<job-name> client=<client-name> fileset=<FileSet-name> level=<level-keyword> storage=<storage-name> where=<directory-prefix> when=<universal-time-specification> yes

Toute information omise quoique requise fait l'objet d'une liste de sélection, et avant le lancement du job, un bilan des paramètres vous est présenté avec options d'accord, refus et modification, à moins que vous ayez spécifié yes, auquel cas le job est immédiatement envoyé vers le planificateur.

Sur mon système, j'obtiens ce qui suit lorsque je lance la commande run :

A job name must be specified.
The defined Job resources are:
     1: Matou
     2: Polymatou
     3: Rufus
     4: Minimatou
     5: Minou
     6: PmatouVerify
     7: MatouVerify
     8: RufusVerify
     9: Watchdog
Select Job resource (1-9):

Si je choisis le numéro 5, j'obtiens :

Run Backup job
JobName:  Minou
FileSet:  Minou Full Set
Level:    Incremental
Client:   Minou
Storage:  DLTDrive
Pool:     Default
When:     2003-04-23 17:08:18
OK to run? (yes/mod/no):

Si maintenant j'entre yes, le job est exécuté. Si je choisis mod, voici les otpions qui me sont proposées :

Parameters to modify:
     1: Level
     2: Storage
     3: Job
     4: FileSet
     5: Client
     6: When
     7: Pool
Select parameter to modify (1-7):

Vous pouvez, si vous le souhaitez, démarrer un job plus tard, en utilisant le paramètre When. Pour cela, faites le choix mod, puis sélectionnez When (no. 6) et enfin, saisissez l'heure et le jour de lancement désirés au format AAAA-MM-JJ HH:MM:SS.

setdebug

Cette commande est utilisée pour paramétrer le niveau de débuggage de chaque daemon. Voici la forme complète de cette commande.

setdebug level=nn [trace=0/1 client=<client-name> | dir | director | storage=<storage-name> | all]

Si le paramètre de traçage est actif (trace=1), alors le daemon est placé en mode traçage, ce qui signifie que toutes les informations de débuggage sont envoyées vers le fichier bacula.trace dans le répertoire courant du daemon. En principe, ce n'est nécessaire que pour le débuggage des clients Win32 où les informations ne peuvent être envoyées vers un terminal ou redirigées vers un fichier. en mode traçage, chaque message de débuggage est ajouté au fichier, que vous devez supprimer explicitement lorsque vous avez fini.

show
LA commande show énumère les directives des ressources du Director telles qu'ells sont définies dans son fichier de configuration. Cette commande est surtout utilisée par les développeurs à des fins de débuggage. LEs mots-clef suivants sont acceptés : catalogs, clients, counters, devices, directors, filesets, jobs, messages, pools, schedules, storages, all, help. Ne confondez pas cette commande ave la commande list, qui affiche quand à elle le contenu du catalogue.

sqlquery
La commande sqlquery place le programme Console en mode de requêtes SQL, dans lequel chaque ligne que vousq tapez est concaténée à la précédents jusqu'à ce qu'un point-virgule (;) soit rencontré. Le point-virgule termine la commande qui est alors directement envoyé au moteur de base de donnée SQL. Lorsque le résultat issu de la base de donnée SQL est affiché, la Console est prète à recevoir une nouvelle commande SQL. Pour sortir du mode sqlquery et reevenir à l'invite de la Console, entrez un point (.).

Cette commande vous permet d'interroger directement le catalogue. Notez que vous devriez savoir exactement ce que vous faites en utilisant cette commande, car vous pouvez endommager sérieusement votre catalogue. Consultez le paragraphe relatif à la commande query qui offre un moyen à la fois plus simple et plus sur de saisir des requêtes SQL.

En fonction du moteur de base de données que vous utilisez (MySQL, PostgreSQL ou SQLite), vous disposerez de commandes quelque peu différentes. Pour plus de détails, référez-vous aux documentations de MySQL, PostgreSQL ou SQLite.

status
Cette commande produit un état des prochains jobs planifiés au cours des 24 prochanes heures, ainsi que l'état des jobs en cours d'exécution. Voici la forme complète de cette commande :

status [all | dir=<dir-name> | director | client=<client-name> | storage=<storage-name> | days=nnn]

Si vous entrez status dir, la Console énumère tous les jobs en cours d'exécution, un résumé des jobs planifié pour exécution au cours des prochaines 24 heures incluant le volume qui sera probablement utilisé, et donne la liste des dix derniers jobs exécutés avec leurs états. Gardez à l'esprit les deux éléments suivants :

Dans la liste des jobs en cours d'exécutions, vous pouvez trouver ce type d'informations :

2507 Catalog MatouVerify.2004-03-13_05.05.02 is waiting execution
5349 Full    CatalogBackup.2004-03-13_01.10.00 is waiting for higher
             priority jobs to finish
5348 Differe Minou.2004-03-13_01.05.09 is waiting on max Storage jobs
5343 Full    Rufus.2004-03-13_01.05.04 is running

La liste ci-dessus indique que le job de JobId 5343 (Rufus) est en cours. Le job de JobId 5348 (Minou) est en attente de la fin du job 5343 qui utilise la même ressource Storage, ce qui provoque le "waiting on max Storage jobs". Le job de JobId 5349 a une priorité inférieure à celle de tous les autres jobs, aussi, il est en attente de la fin de jobs de priorités supérieures. Finalement, le job de jobId 2508 (MatouVerify) est en attente ("waiting execution") car un seul job peut être exécuté en même temps.

Si vous faites un status dir, Bacula affiche par défaut les premières occurrences de tous les jobs prévus pour exécution aujourd'hui et demain. Si vous voulez voir les jobs prévus pour les trois prochains jours, (Si, par exemple vendredi, vous voulez voir les premières occurrences des cartouches à utiliser vendredi, samedi, dimanche et lundi), vous pouvez ajouter l'option days=3. Notez, days=0 montre les premières occurrences des jobs planifiés pour être exécutés aujourd'hui seulement. Si vous avez plusieurs exécutions planifiées, pour chaque job, seule la première occurrence sera affiché pour la période spécifiée.

Si votre job paraît bloqué, vous pouvez avoir une idée générale du problème en utilisant status dir, et obtenir une information plus spécifique avec status storage=xxx. Par exemple, si j'utilise cette dernière commande sur un système inoccupé, j'obtiens :

status storage=File
Connecting to Storage daemon File at 192.168.68.112:8103

rufus-sd Version: 1.39.6 (24 March 2006) i686-pc-linux-gnu redhat (Stentz)
Daemon started 26-Mar-06 11:06, 0 Jobs run since started.

Running Jobs:
No Jobs running.
====

Jobs waiting to reserve a drive:
====

Terminated Jobs:
 JobId  Level   Files          Bytes Status   Finished        Name 
======================================================================
    59  Full        234      4,417,599 OK       15-Jan-06 11:54 kernsave
====

Device status:
utochanger "DDS-4-changer" with devices:
   "DDS-4" (/dev/nst0)
Device "DDS-4" (/dev/nst0) is mounted with Volume="TestVolume002"
Pool="*unknown*"
    Slot 2 is loaded in drive 0.
    Total Bytes Read=0 Blocks Read=0 Bytes/block=0
    Positioned at File=0 Block=0
Device "Dummy" is not open or does not exist.
No DEVICE structure.

Device "DVD-Writer" (/dev/hdc) is not open.
Device "File" (/tmp) is not open.
====

In Use Volume status:
====

Ce qui révèle qu'aucun job n'est en cours d'exécution, et qu'aucun des périphériques n'est en cours d'utilisation. Si je démonte la librairie (unmount), qui ne sera plus utilisée dans cet exemple, et que je lance un job qui utilise le stockage File, le job se bloque. Si je demande à nouveau status storage=xxx, j'obtiens :

status storage=File
...
Device status:
Autochanger "DDS-4-changer" with devices:
   "DDS-4" (/dev/nst0)
Device "DDS-4" (/dev/nst0) is not open.
    Device is BLOCKED. User unmounted.
    Drive 0 is not loaded.
Device "Dummy" is not open or does not exist.
No DEVICE structure.

Device "DVD-Writer" (/dev/hdc) is not open.
Device "File" (/tmp) is not open.
    Device is BLOCKED waiting for media.
====
...

Il devrait maintenant être clair que si un job nécessitant la librairie est exécuté, il bloquera en raison du démontage de cette dernière par l'utilisateur. Mais le problème pour le job que j'ai lancé avec le périphérique "File" est que le périphérique est bloqué en attente d'un media : Bacula a besoin que vous étiquetiez un volume.

unmount
Cette commande sert à ordonner au Storage Daemon de démonter le périphérique spécifié. Les formes de cette commande sont les mêmes que celle de la commande mount :

unmount storage=<storage-name>

unmount [ jobid=<id> | job=<job-name> ]

update
Cette commande met à jour le catalogue, que ce soit pour un pool spécifique, un enregistrement de volume, ou les slots d'une librairie dotée d'un lecteur de codes barres. Dans le cas de la mise à jour d'un enregistrement de pool, la nouvelle configuration est automatiquement récupérée de la ressource correspondante du fichier de configuration du Director. Cette commande peut notamment servir à augmenter le nombre maxial de volumes dans un pool. Les principaux mots-clef suivants peuvent être utilisés :

   media, volume, pool, slots

Dans le cas de la mise à jour d'un volume, vous serez interrogé sur le paramètre que vous voulez modifier. Voici ces paramètres :

 
   Volume Status
   Volume Retention Period
   Volume Use Duration
   Maximum Volume Jobs
   Maximum Volume Files
   Maximum Volume Bytes
   Recycle Flag
   Slot
   InChanger Flag
   Pool
   Volume Files
   Volume from Pool
   All Volumes from Pool

Pour le paramètre slot, update slots, Bacula obtient une liste de tous les slots et de leurs codes barres du Storage Daemon, pour chaque code barres trouvé, le slot est mis à jour dans l'enregistrement Media du catalogue. C'est très pratique si vous déplacez des cartouches dans la librairie, ou si vous changez des magasins de cartouches. Dans la foulée, le drapeau InChanger est aussi mis à jour.Ceci permet à BAcula de savoir quels cartouches sont effectivement dans la librairie.

Si vous n'avez pas de lecteur de codes barres, vous pouvez faire la même chose depuis la version 1.33 grâce à la commande update slots scan. Le mot-clef scan ordonne à Bacula de monter physiquement chaque cartouche afin de lire son VolumeName.

Pour le paramètre Pool, update pool, Bacula déplace le volume de son pool courant vers le pool spécifié.

Pour les parmètres Volume from Pool et All Volumes from Pool, les valeurs suivantes sont mises à jour depuis l'enregistrement de pool : Recycle, VolRetention, VolUseDuration, MaxVolJobs, MaxVolFiles, and MaxVolBytes.

Voici la forme complète de la commande update :

       update volume=xxx pool=yyy slots volstatus=xxx VolRetention=ddd
         VolUse=ddd MaxVolJobs=nnn MaxVolBytes=nnn Recycle=yes|no
         slot=nnn enabled=n

use
Cette commande vous perment de préciser le catalogue que vous voulez utiliser. En principe, vous n'utiliserez qu'un seul catalogue, aussi vous n'aurez pas besoin de faire ce choix. Sinon, utilisez cette commande pour passer de l'un de vos catalogues à l'autre.

use <database-name>

var
Cette commande prend une chaîne éventuellement encadrée de guillemets et effectue l'expansion des variables comme elle serait effectuée au niveau de la directive LabelFormat. Ainsi, vous pouvez tester vos chaînes de format d'étiquetage. La différence entre la commande var et le processus effectif est que pour la première, aucun job n'est en cours, aussi des valeurs factices sont utilisées au lieu des variables spécifiques aux jobs. Cela vous permet cependant de vous faire une bonne idée de ce qui se passerait dans le cas réel.

version
Cette commande affiche la version du Director.

quit
Cette commande stoppe le programme Console. Celui-ci envoie la requête quit au Director et attend son accusé de réception. Si le Director est occupé, cela peut prendre un certain temps. Vous pouvez quitter immédiatement en utilisant la variante .quit (quit précédée d'un point).

query
Cette commande lit une requête SQL prédéfinie dans le fichier de requêtes (le nom et l'emplacement de ce fichier sont définis par la directive QueryFile du fichier de configuration du Director). Il vous est alors demandé de sélectionner une requête du fichier, et éventuellement de saisir un ou plusieurs paramètres. La requête est alors soumise au moteur de base de données.

Les requêtes suivantes sont actuellement (version 1.24) disponibles :

Available queries:
  1: List Job totals:
  2: List where a file is saved:
  3: List where the most recent copies of a file are saved:
  4: List total files/bytes by Job:
  5: List total files/bytes by Volume:
  6: List last 20 Full Backups for a Client:
  7: List Volumes used by selected JobId:
  8: List Volumes to Restore All Files:
  9: List where a File is saved:
Choose a query (1-9):

exit
Cette commande termine le programme Console.

wait
Cette commande place le Director en pause jusqu'à ce qu'il n'y ait plus aucun job en exécution. Cette commande est utile dans des situation d'utilisation automatisée par scripts telles que les tests de régression où vous voulez démarrer un job, et attendre qu'il se termine avant de poursuivre. Cette commande admet les options suivantes :

   wait [jobid=nn] [jobuid=unique id] [job=job name]

Commandes spéciales, précédées d'un point

Voici une liste de commandes préfixées d'un point (.). Elles ont pour vocation d'être utilisées soit dans des programmes batch, soit par des interfaces graphiques. Elles ne sont, en principe, pas utilisées en mode interactif. Une fois que le développement d'interfaces graphiques aura démarré, cette liste s'accroîtra considérablement.

.backups job=xxx      list backups for specified job
.defaults client=xxx fileset=yyy  list defaults for specified client
.die                  cause the Director to segment fault (for debugging)
.dir                  when in tree mode prints the equivalent to the dir command,
                        but with fields separated by commas rather than spaces.
.jobs                 list all job names
.levels               list all levels
.filesets             list all fileset names
.clients              list all client names
.pools                list all pool names
.types                list job types
.msgs                 return any queued messages
.messages             get quick messages
.help                 help command output
.quit                 quit
.status               get status output
.exit                 quit

Commandes spéciales, précédées d'un arobase (@)

Normalement, toutes les commandes saisies dans la Console sont immédiatement transmises au Director, qui peut résider sur une autre machine, afin d'y être exécutées. Il existe cependant quelques commandes, toutes précédées du caractère arobase (@), qui ne sont pas envoyées au Director, mais directement interprétées par la Console. Notez que seule la Console tty implémente ces commandes, et non la Console GNOME. En voici la liste :

@input <nom-de-fichier>
Lit et exécute les commandes consignées dans le fichier spécifié.

@output <nom-de-fichier> w/a
Envoit l'ensemble des retours de la Console vers le fichier spécifié, avec écrasement si l'option w est spécifiée, ou ajout à la suite si l'option a est spécifiée. Pour rediriger la sortie vers le terminal, entrez simplement output sans spécifier de nom de fichier. ATTENTION : prenez garde de ne pas écraser un fichier valide. Voici un exemple typique lors d'un test de régression :

    @output /dev/null
    commands ...
    @output

@tee <nom-de-fichier> w/a
Comme la commande précédente avec envoi simultané vers le terminal. Pour sortir de ce mode, vous pouvez utiliser @tee ou @output sans spécifier de nom de fichier.

@sleep <seconds>
Met en sommeil pour une durée du nombre de secondes spécifié.

@time
Affiche la date et l'heure courantes.

@version
Affiche la version de la Console.

@quit
Quitte.

@exit
Quitte.

@# n-importe-quoi
Commentaire.

Exécuter la Console depuis un script shell

Vous pouvez automatiser de nombreuses tâches effectuées à la Console, en les exécutant dans un script shell. Par exemple, si vous avez créé un fichier contenant ceci :

 ./bconsole -c ./bconsole.conf <<END_OF_DATA
 unmount storage=DDS-4
 quit
 END_OF_DATA

A l'exécution de ce fichier, le périphérique DDS-4 est démonté. Vous pouvez, si vous le souhaitez, exécuter cette tâche lors d'un job avec les directives RunBeforeJob ou RunAfterJob.

Il est aussi possible d'exécuter la Console à partir de l'entrée d'un fichier contenant les commandes comme suit :

./bconsole -c ./bconsole.conf <filename

où le fichier nommé filename contient un ensemble quelconque de commandes de la Console.

Voici un exemple réel, issu des tests de régression de Bacula. Il étiquette un volume (sur disque) exécute une sauvegarde puis une restauration des fichiers sauvegardés.

bin/bconsole -c bin/bconsole.conf <<END_OF_DATA
@output /dev/null
messages
@output /tmp/log1.out
label volume=TestVolume001
run job=Client1 yes
wait
messages
@#
@# now do a restore
@#
@output /tmp/log2.out
restore current all
yes
wait
messages
@output
quit
END_OF_DATA

Les données issues de la sauvegarde sont envoyées vers /tmp/log1.out et celles de la restaurations vers /tmp/log2.out. Pour vérifier que les opérations se sont déroulées correctement, les fichiers de sorties sont contrôlés avec :

grep "^Termination: *Backup OK" /tmp/log1.out
backupstat=$?
grep "^Termination: *Restore OK" /tmp/log2.out
restorestat=$?

Ajouter des volumes à un pool

Si vous avez utilisé la commande label pour étiqueter un volume, alors celui-ci est automatiquement ajouté au pool, et vous n'avez pas besoin de le faire manuellement.

Une alternative consiste à ajouter plusieurs volumes à un pool sans les étiqueter préalablement. Vous devrez alors les étiqueter plus tard, lorsque Bacula en aura besoin.

Avant d'ajouter un volume à un pool, vous devez connaître les informations suivantes :

  1. Le nom du pool (normalement, "Default") ;
  2. Le type de media tel qu'il est spécifié dans la ressource Storage du fichier de configuration du Director (par exemple, "DLT8000") ;
  3. Le nombre de volumes que vous voulez créer, et leurs noms. The number and names of the Volumes you wish to create.

Par exemple, pour ajouter un media à un pool, vous utiliseriez les commandes suivantes dans la Console :

*add
Enter name of Pool to add Volumes to: Default
Enter the Media Type: DLT8000
Enter number of Media volumes to create. Max=1000: 10
Enter base volume name: Save
Enter the starting number: 1
10 Volumes created in pool Default
*

Pour voir ce que vous avez ajouté, tapez :

*list media pool=Default
+-------+----------+---------+---------+-------+------------------+
| MedId | VolumeNa | MediaTyp| VolStat | Bytes | LastWritten      |
+-------+----------+---------+---------+-------+------------------+
|    11 | Save0001 | DLT8000 | Append  |     0 | 0000-00-00 00:00 |
|    12 | Save0002 | DLT8000 | Append  |     0 | 0000-00-00 00:00 |
|    13 | Save0003 | DLT8000 | Append  |     0 | 0000-00-00 00:00 |
|    14 | Save0004 | DLT8000 | Append  |     0 | 0000-00-00 00:00 |
|    15 | Save0005 | DLT8000 | Append  |     0 | 0000-00-00 00:00 |
|    16 | Save0006 | DLT8000 | Append  |     0 | 0000-00-00 00:00 |
|    17 | Save0007 | DLT8000 | Append  |     0 | 0000-00-00 00:00 |
|    18 | Save0008 | DLT8000 | Append  |     0 | 0000-00-00 00:00 |
|    19 | Save0009 | DLT8000 | Append  |     0 | 0000-00-00 00:00 |
|    20 | Save0010 | DLT8000 | Append  |     0 | 0000-00-00 00:00 |
+-------+----------+---------+---------+-------+------------------+
*

Notez que la Console a automatiquement ajouté un numéro au nom de volume de base que vous avez spécifié ("Save" dans ce cas). Si vous ne souhaitez pas ce comportement, répondez simplement 0 (zéro) à la queston "Enter number of Media volumes to create . Max=1000:" et un seul volume sera créé avec le nom exact que vous avez spécifié.


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Kern Sibbald 2007-11-03